Carnet de mission : Projet Burkina Faso, Mission 2018

Cette mission doit servir de test pour la création de chantiers-écoles dans le cadre d’un
projet de coopération décentralisée. Des élèves de la filière archives de l’Ecole Nationale
d’Administration et de la Magistrature (ENAM) du Burkina Faso et des élèves du master gestion de l’archivage de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines participent à cette aventure.

 
 
 
 

Un week-end bien mérité

 
 

Après un long voyage de Paris à Ouagadougou jusqu’à Bobo-Dioulasso, nous avons enchainé ces 5 premiers jours de mission « chantier-école », riches en échanges archivistiques. Le week-end est arrivé et il est accueilli avec grand plaisir par tous. Nous allons pouvoir nous poser un peu et découvrir une autre facette du Burkina.

Samedi 15 septembre

Désiré, le frère du gouverneur nous conduit à l’extérieur de Bobo à la Guinguette-maquis, située en bordure d’eau et en lisière de forêt. Les pluies ont transformé le chemin y menant en véritable bourbier.

Habituellement, l’eau est plus claire et permet de s’y baigner mais pendant la saison des pluies, elle se charge d’alluvions et lui donne cette apparence boueuse.

Dans les maquis, surtout situés en-dehors des villes, le menu est souvent unique (poulet grillé et riz) mais on ne peut pas plus frais ! En effet, les poulets sont tués (et préparés) à l’arrivée des clients. Pour l’anecdote, Marc a déjà eu l’occasion, lors de séjours antérieurs, de choisir son repas directement dans le poulailler.

En Afrique, le temps se savourent au propre comme au figuré. Le tout est arrosé de Brakina, une bière largement répandue au Burkina. Après ces quelques heures passées à table, nous allons visiter la forêt protégée de Kou.

A l’entrée, une maison traditionnelle en terre, avec un étage, a été reconstituée mais faute d’entretien, elle tombe en ruine.

Là encore, la boue nous empêche de nous engager trop loin.

La forêt possède une source résurgente, toujours en eau. Nous ne verrons pas d’animaux malheureusement mais de très beaux arbres majestueux.

Au retour, des enfants d’un village prennent la pause sur leur charrette tirée par un âne. Ce dernier est de plus en plus remplacé par la mobylette ce qui n’arrange pas le niveau élevé de pollution.

Les villes burkinabées sont très polluées, que ce soit par les gaz d’échappement ou par les déchets plastiques omniprésents : sacs noirs mais surtout sachets d’eau. Les habitants ne boivent pas toujours l’eau du robinet (quand ils ont un robinet), pas toujours potable. Les poches d’eau de 30 ou 40 cl achetés auprès de vendeurs ambulants au prix de 5 cts d’€ se trouvent partout et notamment dans les rivières traversant les villes, véritables égouts à ciel ouvert.

Une particularité bobolaise : des silures (poissons d’eau douce) vivent dans la rivière traversant la ville. Plus petit que les nôtres, ils sont noirs. Les habitants ne les pêchent pas, considérant ces animaux comme sacrés.

Dimanche 16 septembre

Au programme : visite du marché, de la vieille mosquée, de la cathédrale et du vieux Bobo.

Le marché est réparti par secteurs (la viande, le tissu, l’artisanat...), on y trouve de tout. Arpenter ses allées, nous permet d’appréhender le pays sous son aspect socio-économique mais également d’y découvrir un bel artisanat de bois, cuivre et fer. La région de Bobo est connue pour ses plantations de coton et pour son tissu, le cocodialo.

Notre balade nous amene vers la cathédrale. Le bâtiment en terre du XIIe siècle, en cour de rénovation, est actuellement fermé. Nous montons sur le toit d’où nous pouvons admirer la vue sur le minaret.

La journée s’achève dans le vieux Bobo, le village d’origine mais également le quartier le plus pauvre de la ville. Nous y découvrons « le totem », monticule de terre sur lequel se pratiquent des sacrifices (poulet, chèvre, mouton, boeuf…) .Nous assistons également à la fabrication traditionnelle de la bière, à base de grains de mil.

Au retour, Désiré nous arrête dans l’ancien zoo de Bobo, fermé depuis une quinzaine d’année faute de moyens. Lolita, chimpanzé femelle d’une cinquantaine d’année, y reste la seule résidente et est nourrie par d’anciens gardiens ou par quelques visiteurs.

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