Poursuite des opérations
Une partie de l’équipe poursuit l’inventaire des classeurs, une tâche particulièrement chronophage mais essentielle, puisqu’elle permettra aux chercheurs d’identifier plus facilement les photographies disponibles pour leurs futurs projets.
Les opérations de reconditionnement se poursuivent également. Les bandes de négatifs provenant des classeurs, ainsi que celles découvertes dans les tiroirs du meuble en bois, bénéficient désormais de meilleures conditions de conservation. Ce travail contribue notamment à les protéger de la poussière et des autres facteurs susceptibles d’altérer leur état.



Des relevés
Un relevé des formats, du nombre de pages et du volume de négatifs contenus dans chaque classeur a été entrepris ce matin afin d’estimer au plus juste les besoins en pochettes et en boîtes de conservation pour les prochaines étapes du projet.

Enfin, les derniers classeurs identifiés ont fait l’objet d’une opération de dépoussiérage et d’enregistrement. Ils contiennent principalement des tirages photographiques sur papier datant des années 1990 et 2000. Bien qu’ils soient intégrés à l’inventaire général, ils ne feront pas l’objet d’une description détaillée dans le cadre de cette mission, les efforts étant prioritairement concentrés sur le traitement des classeurs de négatifs.
Avant de nous quitter faisons connaissance avec :
Dr Etagegnehu Asres, directrice générale de la recherche sur le patrimoine (Heritage Research)

Dr Etagegnehu Asres travaille au sein de l’EHA (Ethiopian Heritage Authority) depuis vingt ans. Il y a un an, elle a été promue Directrice générale de la recherche sur le patrimoine. À ce titre, elle supervise les directeurs de cinq départements ainsi que leurs équipes respectives.
En tant que chercheuse, elle s’est spécialisée dans le domaine du folklore. Ses travaux ont consisté à mener des enquêtes de terrain, collecter des données et publier des études portant notamment sur les traditions orales, les arts du spectacle, les savoirs autochtones, les coutumes populaires ainsi que la culture matérielle.
Aujourd’hui, 46 personnes travaillent sous sa responsabilité, partageant leur temps entre les activités de recherche et la formation professionnelle continue.
Dans ses fonctions de Directrice générale de la recherche sur le patrimoine, elle veille à ce que les conditions nécessaires au bon déroulement des activités soient réunies, résout les difficultés opérationnelles et assure la direction ainsi que la coordination de l’ensemble des activités de la Division de la recherche sur le patrimoine. Une part importante de son travail consiste également à rechercher des financements privés ou internationaux afin de soutenir les projets de recherche, les financements publics ne permettant pas de couvrir l’ensemble des besoins.
Concernant les archives, Dr Etagegnehu Asres les considère comme un élément indispensable à l’environnement de la recherche. L’un de ses objectifs est d’améliorer les pratiques archivistiques, tant sur le plan de la formation que des ressources matérielles. Le partenariat avec l’École nationale des chartes renforce encore cet engagement : il représente une excellente opportunité de développement et de montée en compétences pour son équipe et son département. Plus largement, les partenariats internationaux sont essentiels pour favoriser la coopération entre experts issus d’horizons divers.
Voilà pour les portraits de l’équipe de chercheurs avec qui nous travaillons depuis presque deux semaines. La collaboration est très enrichissante : nous apprenons beaucoup d’eux sur l’histoire de l’Ethiopie et eux découvrent des fonds dont ils ignoraient la richesse.
Demain, portrait des responsables de la salle audiovisuelle !
